Condamnée en appel à verser plusieurs milliers d'euros (18 000 pour Dominique Guillet, président de l'association), pour avoir vendu des semences non inscrites sur le registre national, Kokopelli a décidé de se pourvoir en cassation et veut porter plainte contre l'Etat français devant la Cour européenne de justice. L'association demande l'application de la directive européenne 98-95, qui exige que les Etats membres agissent contre les risques d'érosion génétique, en faisant valoir son rôle dans la préservation de la biodiversité. Kokopelli commercialise, en effet, 12 000 variétés de semences rares et biologiques, et milite pour la sauvegarde du patrimoine des semences anciennes. Elle distribue par ailleurs des graines dans des pays en développement pour les aider à acquérir une indépendance alimentaire. Ces arguments n'ont cependant pas été entendus par la Cour d'appel de Nîmes, qui a condamné l'association pour vente de "semences de variétés non conformes", non conformes car Kokopelli ne les a pas fait enregistrer au catalogue officiel des semences, publié sous l'égide du Ministère de l'Agriculture. L'inscription coûte en effet 7500 euros par an pour chaque variété..."Nous cultivons en moyenne 12 000 variétés; il nous est simplement impossible de payer 7500 euros par an pour inscrire chacune d'entre elles " explique Raoul Jacquin, agriculteur et membre de Kokopelli.

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