Les jardiniers, amis de la terre ?

Eh oui, trop de jardiniers ont encore la vilaine habitude d’associer jardinage et chimie artificielle, collectionnant les bidons et flacons qui commencent par anti- ou qui finissent par –cide, menant une lutte armée contre la nature en espérant, après cela, qu’elle le leur rende bien. Heureusement, ces dangereuses méthodes ont du plomb dans l'aile, conscience écologique oblige. On comprend peu à peu qu’il est inutile d’aller contre la nature, mais qu'il faut composer avec. Un principe vital, logique et très simple, et qu'il nous faut réapprendre. Trois lettres, B I O, symbolisent ce changement de mentalité. Trois lettres qui envahissent notre quotidien et derrière lesquelles on cache un peu tout et n’importe quoi. Avant tout, la bio : c'est la vie, c’est linguistique. Concrètement, cela implique la connaissance et le respect du cycle fondamental des éléments naturels. Cultivez bio, c’est cultiver la vie, en toute simplicité.

Un bon jardinier est un jardinier avisé

Bien sûr, cette évidence prend une tournure cauchemardesque au jardin : que faire de toutes ces limaces qui convoitent les salades ? Et de ces mauvaises herbes étouffantes ? Les perce-oreilles, les pucerons, le mildiou, les chenilles, l'oïdium, la mouche de la carotte, le ver du poireau ? Avant de penser à une solution rapide et efficace, observez et comprenez. La nature, à la base, n'et pas destructrice, il suffit d'organiser le jardin de telle sorte que chacun y trouve son compte, le jardinier, les végétaux et les animaux. Le secret : les associations bénéfiques. Rivalisez d’astuces et exploitez la complexité de la nature elle-même pour optimiser vos cultures dans le respect de l’environnement. Jardinier bio c’est aussi avoir conscience de la préciosité des éléments naturels, et donc agir dans une perspective de préservation. Economiser l’eau sans pour autant assoiffer les cultures, entretenir la terre et l’enrichir selon les besoins de chaque espèce, concentrer chaleur et lumière grâce à la construction d’abris. En l’on découvre que faire pousser des carottes, ce n’est pas uniquement semer une graine, arroser et attendre. De nombreux paramètres viennent se greffer à la moindre culture, et la sagacité du jardinier est constamment sollicitée. La documentation s’avère dès lors indispensable à un travail raisonnable et efficace.

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