Pour illustrer l’impact que la loi sur les énergies renouvelables a pu avoir, le journaliste Jürgen Röttger cite l’exemple de l’entreprise Conenergy. Avant la promulgation de la loi en 2000, Conenergy, créée en 1998, n’était l’entreprise que d’un seul homme. Elle compte aujourd’hui plus de 450 salariés et son chiffre d’affaires a atteint 285 millions d’euros en 2004. "Ces entreprises engendrent déjà des bénéfices mais elles sont encore dépendantes de la loi. Les professionnels estiment que la branche deviendra véritablement indépendante d’ici huit à dix ans," observe le journaliste. "Cette loi a permis et permet encore aux entreprises dans les énergies renouvelables de faire des investissements sur le long terme car elle leur garantit une rémunération fixe, et par là même une sécurité financière. C’est vrai pour le secteur des énergies renouvelables, en particulier pour l’énergie solaire qui demande une technologie de pointe et donc des investissements conséquents," ajoute-t-il. Ce secteur solaire n’est pas seulement une bonne affaire pour les investisseurs, il permet également de créer des emplois nouveaux et qualifiés. C’est ainsi que le secteur solaire allemand compte déjà 50000 salariés pour atteindre quatre milliards d’euros de chiffre d’affaires.

Mais l’Allemagne ne se repose pas sur ses lauriers et prépare déjà, tant dans la filière photovoltaïque que dans la filière thermique, les technologies de l’avenir. Des chercheurs de l’Université Friedrich-Schiller de Jena viennent ainsi d’entamer un projet de recherche visant à développer des cellules photovoltaïques de 3e génération, transparentes, souples et 100 fois plus minces que les cellules actuelles, ce qui permettrait d’en recouvrir les murs et façades des immeubles et maisons (Voir article de notre lettre 424 dans notre rubrique "Energie").

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