Ainsi, sans mesures efficaces contre le changement climatique, le centre de répartition des oiseaux européens se déplacera en moyenne de 550 kilomètres vers le Nord-Est jusqu'à la fin du siècle. L’aire de distribution de certaines espèces pourrait aussi diminuer d’environ un cinquième. Pour certains oiseaux, l’aire de distribution actuelle et celle potentielle du futur ne se chevaucheraient même plus du tout.

C’est le modèle élaboré par l’Association suisse pour la protection des oiseaux (ASPO BirdLife Suisse) et la Station ornithologique suisse de Sempach. Ce sont les espèces d’oiseaux provenant de l’Arctique, du Subarctique et Ibérique qui souffriront probablement le plus du changement climatique, d’après l’étude.

« Le lagopède alpin, qui colonise actuellement l’ensemble de l’arc alpin, pourrait être réduit à la fin du XXIe siècle à quelques populations reliques dans les extrémités sud-ouest et est de la Suisse. Le venturon montagnard pourrait subir le même sort. Sa répartition étant limité à quelques régions montagneuses d’Europe, le risque d’extinction est grand », explique Niklaus Zbinden, de la Station ornithologique suisse de Sempach. __ Biodiversité__

Le nouvel Atlas ne se contente pas d’indiquer les changements possibles, mais montre également aux politiciens, à l’économie et à la société comment réagir face à ce défi pour la biodiversité. « En plus des actions urgentes à mener contre les changements climatiques, il faut des mesures supplémentaires pour conserver notre biodiversité.

Nos espèces ont une chance de s’adapter aux nouvelles conditions uniquement si leurs effectifs, et conjointement la diversité génétique, sont élevés », indique François Turrian, directeur romand de l’ASPO BirdLife Suisse.

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