La démarche sera « progressivement étendue, à compter de 2010, en fonction des résultats obtenus », indique le Medad. Pour y parvenir, une méthodologie doit être trouvée, à l’instar de celle mis en place récemment chez Casino. L’enseigne s’est en effet engagée en juillet 2007 à étiqueter près de 3000 produits issus de sa marque en donnant pour chacun d’eux les émissions de CO2 liées à la fabrication de l’emballage, les possibilités de recyclage, ainsi que les kilomètres parcourus par le produit. Un code couleur (du vert au rouge) sera décliné selon l’ampleur des impacts environnementaux associés au produit, à l’image de l’étiquette énergie. A titre d’exemple, un emballage de 4 filets de cabillaud pourrait porter les informations suivantes : «37g de CO2 émis pour la fabrication de l’emballage », « 3000 km parcourus », « 38% de l’emballage sera recyclé compte-tenu du taux actuel de tri des ménages » et « 89% de l’emballage est recyclable si on trie tous ». La méthode a été approuvée par l’ADEME, qui a également apporté un soutien financier à la démarche de Casino. Autre engagement très attendu : augmenter d’au moins 15 % par an la part des produits issus de l’agriculture biologique dans le total des ventes alimentaires. Actuellement, le marché du bio ne représente que 1,1 % du total des ventes alimentaires (contre 3,3 % en Allemagne) mais sa progression, grâce aux marques de distributeurs moins chères que les « grandes » marques, montre que la demande est bien présente.

"Manque de visibilité"

Plus vague, l’engagement de « promotion des labels auprès du grand public » consiste à doubler, d’ici 3 ans, le nombre de produits mis sur le marché bénéficiant d’un éco-label, « à travers notamment l’organisation conjointe d’une campagne nationale d’information et de communication destinée au grand public ». Selon le Medad, les éco-labels souffrent en France d’un « déficit de visibilité » et de reconnaissance par les consommateurs. Ils souffrent également, peut on ajouter, d’une multiplication qui créé la confusion (voir article lié). Entre les labels, publics ou privés, octroyés par des organismes certificateurs, et les gammes de produits proclamés “verts” par les marques ou les distributeurs, les pouvoir publics auront beaucoup à faire pour éclairer les choix des consommateurs. Si tous les labels ne se valent pas, les écolabels publics ne sont pas nécessairement plus stricts que les privés…

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