En France, guérilla autour de l’éolien
Par BioScope |
mercredi 25 avril 2007
| Energies renouvelables
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A lui seul, le vent ne réglera pas le problème du désordre climatique. Mais il peut y contribuer. Toutefois, si des parcs d’éoliennes commencent à s’implanter, ils ont encore de nombreux détracteurs.
Le chiffre symbolique des 1 000 mégawatts (MW) d’énergie éolienne installée en France a été atteint en septembre 2006. Pour mettre en perspective la dimension de cette production, il faut apporter d’autres chiffres : 1 000 MW équivalent à une tranche de centrale nucléaire ; l’Allemagne, le champion européen, possédait, fin 2006, une capacité éolienne de 20 200 MW devant l’Espagne, avec 11 600 MW. Ces chiffres rappelés, on peut noter qu’en France, après avoir longtemps stagné, le développement éolien a été considérable au cours des cinq dernières années. Il a pratiquement doublé entre 2004 et 2006, et devrait encore doubler d’ici à 2008. Cette subite émergence des éoliennes dans notre paysage a provoqué des interrogations de la part des riverains de ces engins. Plus grave, deux éoliennes ont explosé en novembre 2006 dans l’Aude, victimes d’une guérilla qui réclame leur suppression pure et simple.
Ce questionnement est l’une des conséquences du retard de la France en la matière. En effet, en Allemagne, au Danemark et en Espagne, leaders historiques, l’éolien est entré dans les mœurs, et pratiquement tout a été dit sur ses avantages et ses inconvénients. En Espagne, en particulier, des consultations régionales ont été organisées dès 1996 et chaque région s’est déterminée. Certaines ont refusé l’éolien, lui préférant le solaire. L’Andalousie, par exemple, a choisi l’énergie du vent qui, au total, a créé 30 000 emplois dans le pays.
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