En effet, selon les dirigeants et des scientifiques, afin de répondre à nos besoins sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins, il faut justifier d’une politique globale portant sur trois objectifs : équité sociale, efficacité économique et préservation de l’environnement. Le développement préconisé crée le consensus car aucune priorité n’est donnée. Ainsi, continuer de vivre du capital de la planète et non de ses fruits, peut aller de pair avec la protection de l’environnement, et ce pour des temps indéfinis. Pour les « Ã©lites », tout problème écologique a sa solution technologique et doit être justifié d’un point de vue économique, ce qui permet de créer de nouveaux marchés. Un exemple : le marché des déchets. Au lieu de réduire à la source, on crée un marché du recyclage, de l’enfouissement, de l’incinération... Cependant, le développement durable marque une position de repli des dominants par rapport aux conséquences sociales et écologiques de plus en plus visibles de leur gestion, mais aussi un outil offensif au service d’une politique de domination qui interdit de s’attaquer aux racines du problème. J’en dis pas plus. Un repère : le réformisme libéral. Pour eux, l’intégration des contraintes écologiques par le marché suffit à rendre le productivisme durable. Telle est la logique des écotaxes qui est une valorisation de la pollution. Réformisme étatiste : c’est la même chose sauf qu’ils essaient de relier les problèmes écologiques à des origines sociales et économiques. Je vais simplement citer les grandes lignes du programme de certains partis politiques en matière d’écologie, tout en ayant une critique basée sur mon intérêt de vouloir vivre en harmonie avec l’environnement. Je peux me tromper ou bien m’emballer, voire gueuler, mais j’ai encore le droit. C’est à vous aussi de faire preuve d’esprit critique et d’approfondissement de l’information.

Pacte écolo de Nicolas Hulot

1 - Créer un poste de vice-premier ministre chargé du développement durable 2 - Taxe carbone en croissance régulière (diviser par 4 les rejets de CO2 en 2050) 3 - Offrir un marché à l’agriculture de qualité 4 - Soumettre les orientations du développement durable au débat public 5 - Mettre en place une politique nationale d’éducation et de sensibilisation à l’écologie et au développement durable

LCR

Sans doute le programme le plus raisonnable. Quelques propositions : interdiction des OGM, soutien à la petite paysannerie, suppression des subventions à l’exportation, développement et gratuité des transports en commun les moins polluants, arrêt du nucléaire le plus rapidement possible et des énergies fossiles avec économies d’énergie prioritaire... Cependant, la Ligue n’est actuellement pas favorable à la décroissance. Peut-être que certains veulent continuer à faire (trop) de ski ? Là encore , ce sont des mots sur du papier, le plus dur est dans nos têtes. Si elles sont remplies du désir de pouvoir, ça va être dur...

PCF

• « Ã‰conomie et efficacité énergétique pour les transports et l’habitat » : et les industries et l’agriculture ? • « Développement des transports autres que routiers » : faut-il faire de nouveaux grands travaux pour transporter encore plus de marchandises ? et la relocalisation de l’économie ? Et les exportations, c’est écologique ? • Avertissement : la proposition suivante peut heurter la sensibilité de ceux qui réfléchissent, s’informent et qui n’ont pas d’actions chez Areva. « Avancer grâce à la recherche et la démocratie et dans la transparence la plus totale, vers un nucléaire propre et sécurisé ». Eh bien !!! Donc ça veut dire que le parc actuel n’est pas sécurisé, ils le savaient pas y a quelques années ? Je ne vous fais pas le topo autour du refus total du nucléaire. • « Fiscalité incitative en faveur du développement durable » : on ne peut pas continuer à consommer 3 planètes mais 2,5 oui. Marx n’a jamais été gêné par l’accumulation des biens, en fait il condamnait les rapports de production capitaliste, mais nullement le mode de production. Marxistes et libéraux se disputent en fait le même gâteau. Moi, je remets en cause le gâteau et sa recette, ses déchets, et je pose la question de sa toxicité globale. Se disputer un tel gâteau, toxique pour la vie, relève soit de l’idée fixe, soit d’une volonté de se cacher des réalités et des responsabilités.

Les Verts

• « Agriculture bio et paysanne, aménagement du territoire de l’urbanisme écolo et solidaires, l’eau, ... la nature : une richesse et non une contrainte ». Ah bon, l’humain est quelque chose à part de cette nature ? • « Repenser la politique énergétique » : comme la politique en matière de déchets nucléaires, merci à la ministre de l’époque qui a validé le centre d’enfouissement de Bure, à des centaines de mètres de profondeur. Aucun constructeur ne peut prétendre que sa construction tienne des centaines de milliers d’années. Là, oui. • « Aller vers une société de pleine activité » : ça veut dire quoi ? bientôt des contremaîtres écolos dans les usines de sucettes en carton recyclé ? Avec les Verts, ce n’est plus 2,5 planètes que l’on consommerait, mais 2, on y arrive. • Autrement, on peut « rendre les entreprises socialement responsables et développer l’activité sur les territoires ». Oulala, ça c’est courageux. Quel projet de société !?

UDF

Le centre droit se veut rassembleur. C’est un mariage entre l’économie de marché, l’humanisme et la prise en compte du long terme. Mais surtout, il ne faut rien changer de fondamental, la preuve.

• « Fiscalité écologique pour économiser l’énergie » : Où est la limite ? L’empreinte écologique, ils connaissent ? On va avoir droit à des riches super pollueurs qui feront leurs bénéfices sur les produits durables... • « Plan pour une croissance sobre : énergies renouvelables, biocarburants... » Vous voyez, ne rien changer ! Et l’Europe qui va nous sauver, mais aussi une planification de la régulation du prix des énergies fossiles pour qu’on puisse programmer nos changements d’équipements « durables ». • « Je ne crois pas que la France puisse remplir ses engagements en matière de gaz à effets de serre sans le nucléaire » (Bayrou). Il dit qu’il y a un consensus entre pro et anti nucléaire : l’obligation de transparence et la possibilité de saisine de l’instance de sécurité nucléaire. Comment il sait si c’est bien ou pas le nucléaire puisque apparemment, il n’y a pas de transparence ! Que d’aveux des mensonges passés et en cours. • « Dépenser moins d’énergie, c’est pour chaque foyer, du niveau de vie disponible pour mieux vivre ». Pas de commentaire, je m’en vais vomir...

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