En Afrique de l’Ouest, en particulier, de nombreuses initiatives sont en cours visant toutes la promotion des OGM ou la création de cadres réglementaires propices à la vulgarisation des cultures transgéniques. Ce sont, entre autres, le Programme du CORAF/WECARD sur la biotechnologie et la biosécurité, l’initiative du CILSS en biosécurité, le Plan d’action pour la promotion de la biotechnologie et la biosécurité dans l’espace CEDEAO, le projet régional ouest-africain (Bénin, Burkina Faso, Mali, Sénégal, Togo) de biosécurité, presque tous financés par le même partenaire, I’USAID, les multinationales de semence, CROPLlFE, avec le soutient de la Banque mondiale.

Il est particulièrement préoccupant que ces nombreuses initiatives soient prises par des acteurs tous extérieurs au continent, dans le but de lui imposer de l’extérieur, ce qu’ils ont convenu d’appeler la « révolution génétique », mais qui s’avèrent en réalité de véritables agressions contre les sociétés paysannes ouest- africaines en particulier, et toutes les populations en général.

Le Burkina, premier dans l’aventure de la transgenèse

Notre pays, le Burkina Faso, n’a pas résisté à cette agression ; bien plus, il a été le premier pays en Afrique de l’Ouest à s’engager et, cela depuis 2003, dans cette aventure de la transgenèse par l’introduction des essais de culture de coton transgénique. Les premiers semis dits « en champ isolé » ont été effectués en fin juin 2003 sur deux stations de recherche de l’INERA (l’Institut national de l’environnement et de recherche agricole), à l’Est et à l’Ouest du pays. La restitution des résultats de ces premier essais, menés on le sait de façon non indépendante, ont selon leurs initiateurs, conclu à des résultats probants. Forts donc de ces résultats, et de ceux issus de l’expérimentation en plein champ du coton transgénique Bolgard Il, le gouvernement a affirmé son intention de procéder à partir de 2009 à la généralisation de la culture du coton transgénique et ce, en l’absence d’un débat national sur une question aussi grave.

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