Arrêter le gaspillage

Les co-produits de la pêche sont le plus souvent rejetés en mer ou incorporés dans des farines destinées à l'alimentation animale. Quelques industriels et laboratoires en tirent la substantifique moelle, mais ces « déchets » peuvent être à l'origine d'une nouvelle filière qui ne demande qu'à se développer, en créant des emplois. La Compagnie des pêches de Saint-Malo en a compris tout l'intérêt pour l'alimentation humaine en fabricant du surimi. « Il existe différents marchés selon les applications recherchées », commente Philippe Potin, chercheur à la station biologique de Roscoff. Et de citer les huiles de poissons comme les sardines, maquereaux ou saumon, riches en oméga 3, intéressant dans la lutte contre les maladies cardio-vasculaires. La société Polaris, de la région quimpéroise, a pris contact avec d'éventuels partenaires québécois travaillant, de façon complémentaire, dans ce domaine. Des molécules marines possèdent des principes actifs qui peuvent entrer dans la composition de médicaments.

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