Biotechnologies. Comment mettre à profit les bienfaits de la mer ?
Par BioScope |
vendredi 5 octobre 2007
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Durant deux jours, Cancale a rassemblé des chefs d'entreprises et des chercheurs français et québécois qui exploitent les richesses des océans pour en tirer des produits cosmétiques, de santé ou de diététique.
Cette première rencontre dite de « maillage », initiée par la délégation générale du Québec à Paris, était coordonnée par le Pôle mer Bretagne, le Pôle filière aquatique de Boulogne-sur-mer, et le centre québecois de valorisation des bio-molécules. Plat de résistance de la manifestation, l'exploitation de la valeur ajoutée des co-produits de la mer, déchets de poissons, de crustacés, qu'il s'agisse de chair, d'arête ou de peau.
Arrêter le gaspillage
Les co-produits de la pêche sont le plus souvent rejetés en mer ou incorporés dans des farines destinées à l'alimentation animale. Quelques industriels et laboratoires en tirent la substantifique moelle, mais ces « déchets » peuvent être à l'origine d'une nouvelle filière qui ne demande qu'à se développer, en créant des emplois. La Compagnie des pêches de Saint-Malo en a compris tout l'intérêt pour l'alimentation humaine en fabricant du surimi. « Il existe différents marchés selon les applications recherchées », commente Philippe Potin, chercheur à la station biologique de Roscoff. Et de citer les huiles de poissons comme les sardines, maquereaux ou saumon, riches en oméga 3, intéressant dans la lutte contre les maladies cardio-vasculaires. La société Polaris, de la région quimpéroise, a pris contact avec d'éventuels partenaires québécois travaillant, de façon complémentaire, dans ce domaine. Des molécules marines possèdent des principes actifs qui peuvent entrer dans la composition de médicaments.
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