Au regard de l’urgence pour toute la filière viticole, le ministère de l’Agriculture vient d’autoriser la commercialisation immédiate de ce produit à titre dérogatoire (article R 253-50 du code rural). Cette décision est saluée par les viticulteurs et les syndicats viticoles et notamment la quinzaine d’organisations professionnelles ayant soutenu cette demande AMM.

Lesmaladies du bois de la vigne faisaient jusqu’ici peu de dégâts en France grâce à l’efficacité du traitement à base d’arsénite de sodium. L’interdiction de ce produit en novembre 2001 du fait de son caractère hautement toxique, puis de l’Escudo l’an dernier, a engendré un véritable problème économique pour les viticulteurs qui ne disposent alors plus de traitement efficace autorisé.



L’Observatoire national mis en place depuis 2002 pour suivre l’évolution des maladies du bois, a constaté un développement important et rapide de la maladie, et des différences de sensibilité et de mortalité entre les cépages pouvant atteindre les 5% dans certaines appellations. Les coûts directs de ces maladies ont été estimés en moyenne à 500 à 750 €/an/ha, sans compter les pertes de récolte, le travail de taille supplémentaire, mais aussi à moyen terme la dépréciation des cuvées par un rajeunissement de l’âge moyen des ceps.

Suite del'article : agrisalon.com